Du Pays Basque à Valence : Les galères et sommets du road-trip en cyclomoteur vintage 50cc (Jours 7 à 14)
- serge pecher
- il y a 7 jours
- 3 min de lecture
Après une première semaine intense, l'équipage des Marocabylettes poursuit sa traversée de 2 500 km. De Ripoll jusqu'à Llucena del Cid, ce voyage moped met à rude épreuve les hommes et les machines. Entre crevaisons en série, cols à 1 800 mètres d'altitude et bivouacs improvisés, découvrez la suite de cette authentique aventure en cyclomoteur vintage.
Galères mécaniques et aubépines entre Ripoll et Puig-Reig (J7)
Après un jour de repos bien mérité, le départ du Jour 7 est immédiat... ou presque ! À peine 500 mètres de roulage et premier pneu crevé. Le ton est donné.
Après un échange standard de monture dans la remorque du van d'assistance, les petites routes de montagne se transforment vite en chemins impraticables, imposant un demi-tour obligatoire.

L'après-midi vire à l'atelier de mécanique moto vintage en bord de route : un variateur cassé (pièce commandée en urgence sur la route via un point relais DHL), un câble de gaz sectionné et une deuxième crevaison. Pour couronner le tout, la pompe de secours rend l'âme ! Heureusement, la solidarité du groupe et un aller-retour salvateur au camping permettent de sauver la mise avant l'arrivée de la pluie.

L'assaut des pistes espagnoles durant le road-trip en cyclomoteur vintage (J8 & J9)
Le Jour 8 démarre sous un froid glacial, mais sans pluie. Les petites cylindrées de 50cc hurlent dans des montées abruptes à faire éclater les tympans. Le tracé est un mix parfait de routes sinueuses, de chemins de terre roulants et de véritables zones de franchissement. Pour éviter les demi-tours, l'équipe s'aventure même à traverser la cour d'une ferme isolée ! Congelés à la pause de midi, les pilotes enfilent les combinaisons de pluie en guise de coupe-vent, se transformant en cocottes-minute lorsque le soleil printanier fait enfin son apparition.

Le lendemain, cap vers Siurana, haut lieu de l'escalade perché sur un piton rocheux. Si la vue panoramique est extraordinaire, la montée avec nos cyclomoteurs anciens de 50cc chargés s'apparente à un véritable exploit mécanique.

Caprices mécaniques et accueil familial à El Perelló (J10 & J11)
Le Jour 10 débute à 750 mètres d'altitude avec un petit 9°C au thermomètre. Les machines souffrent du froid : le Yamaha Chappy se bloque en vitesse courte (levier inopérant) pendant qu'une nouvelle crevaison immobilise une autre bécane. Système D obligatoire : le Chappy est bloqué manuellement en vitesse longue pour rallier l'étape.

Le groupe trouve refuge pour deux jours à El Perelló, dans la propriété atypique du frère et de la belle-sœur d'un des pilotes. Un arrêt idéal pour recharger les batteries, peaufiner l'entretien des machines et préparer la suite de ce road-trip en cyclomoteur vintage.


Traversée de l'Èbre et cols éoliens (J12)
Pour éviter 20 km de route nationale dangereuse, une reconnaissance préalable a permis de dégoter une piste magnifique au milieu des oliviers. La météo espagnole est enfin au rendez-vous. La première partie de l'étape grimpe à travers un immense parc éolien. Face aux pourcentages impressionnants, les petits moteurs 50cc avouent leurs limites et les pilotes doivent s'aider des jambes pour atteindre le sommet !
Après avoir dégagé des arbres tombés sur la piste, l'équipe vit une expérience unique : la traversée du fleuve Èbre à bord d'un bac traditionnel fonctionnant à la seule force du courant. L'après-midi se prolonge sur des routes sublimes, mais les selles d'époque rappellent cruellement leur inconfort aux fesses des motards.




Un anniversaire mémorable et des sommets à 1 800m (J13 & J14)
Le Jour 13 est marqué par un événement spécial : l'anniversaire de M. ! En guise de cadeau, le programme affiche 103 km de mobylette le long d'une rivière magnifique et une première nuit sous la tente au pied d'un barrage.
Le lendemain (J14), malgré les courbatures du bivouac, les paysages majestueux effacent vite la fatigue. Le thermomètre grimpe, mais l'équipage reste au frais en naviguant toute la journée au-dessus de 1 000 mètres d'altitude, avec un col culminant à près de 1 800 mètres. Les pilotes se prennent au jeu, se tirant la bourre à 50 km/h avec des tenues de route et des freinages approximatifs d'un autre temps. C'est du vrai sport ! L'étape se conclut de manière insolite dans un hôtel aménagé dans une ancienne prison.





La suite du voyage s'annonce palpitante, avec l'Andalousie en ligne de mire avant la future aventure moto au Maroc !




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