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LE BLOG DE PASSIONS MOTO MAROC

🏁 Épisode 3 : Cap sur l'Andalousie, l'arrivée à Malaga et le bilan du road-trip en cyclomoteur vintage des Marocabylettes.


De Llucena jusqu'à l'arrivée finale à Canillas de Aceituno (Malaga), l’équipage des Marocabylettes a conclu sa deuxième étape européenne. Entre décors de bout du monde, pannes mémorables dans la Sierra Nevada et traversées de gués, découvrez le grand final et le bilan complet de ce road-trip en cyclomoteur vintage de 2 570 km.


Champ doré sous ciel bleu, un arbre solitaire à gauche, quelques balles de foin à droite et montagnes enneigées au loin.

Mode "MotoGP" et alerte mécanique à Alcublas (J15 & J16)

Pas de lac au programme, mais une route de montagne absolument phénoménale ! Les 25 premiers kilomètres enchaînent des virages serrés. Les pilotes se prennent au jeu, négociant chaque courbe avec le dynamisme de pilotes de MotoGP au guidon de leurs petites 50cc. Le tracé bascule ensuite sur des pistes isolées, entre béton et cailloux, offrant un décor de bout du monde.

Une inquiétude mécanique pointe sur le Yamaha Chappy : la machine se traîne au point de craindre une amorce de serrage moteur. En s'aidant des pieds dans les côtes les plus abruptes, l'équipage rallie un Airbnb parfait pour une journée de repos bien méritée. L'atelier mécanique moto vintage improvisé au bord de la piscine confirme le diagnostic : la boîte de vitesses du Chappy est presque vide. Un problème de joint spi de vilebrequin à surveiller de près.


Groupe de motards souriants, casqués, posant sur une piste en terre avec leurs motos, sous un ciel bleu et des arbres.

Soleil de plomb et sketch en forêt vers Grenade (J17 à J20)

La recherche de logements dans ces régions reculées s'avère complexe, forçant l'équipe à adapter l'itinéraire. Dès le Jour 18, la chaleur écrase le paysage, contrastant avec le froid du début. Le voyage moped s'enfonce au cœur des vignes et des oliviers, avant de longer une rivière majestueuse au fond d'une gorge aux parois blanches calcaires.

Pour quitter Albacete, l'équipe évite les lignes droites monotones en empruntant une piste cyclable. Les routes sinueuses grimpent à nouveau à 1 500 mètres d'altitude. Après une panne de bougie à Bosch sur l'Italjet Ranger et plusieurs alertes à cause des serpents, le groupe attaque une piste forestière cassante de 30 kilomètres. Les machines vibrent, les pilotes souffrent. À la pause, secoué par les secousses, un des motards (G.) ne retrouve plus sa monture et crie au vol... alors qu'elle est juste masquée par une autre bécane ! Un grand moment d'autodérision digne d'un sketch de Louis de Funès.



Réparation express sous la neige de la Sierra Nevada (J21 à J23)

Le Jour 22 offre un spectacle grandiose : la route vers Grenade se dessine avec les sommets enneigés de la Sierra Nevada en toile de fond. Un contraste saisissant entre le rouge des coquelicots, l'or du blé et la blancheur des cimes.

Sur les hauts plateaux, les portions typées "enduro" provoquent une nouvelle crevaison sur le Honda "Wallarouge". Heureusement, la conception de cette machine permet de réparer le pneu sans même démonter la roue, c'est pas pour rien que ça s'appelle "Wallaroue"! L'arrivée dans la circulation dense de Grenade marque un choc thermique pour les petites mobylettes, avant une journée de repos consacrée à la visite de la ville et à la préparation du tracé pour éviter les grands axes urbains.



Éboulements, gués profonds et l'arrivée à Canillas de Aceituno du road-trip en cyclomoteur vintage (J24)

Pour cette ultime étape de 150 km, le tracé s'offre un détour spectaculaire. La journée commence par des imprévus : une route coupée par des éboulements suite aux pluies récentes, suivie d'une rupture de câble d'embrayage. Les pilotes improvisent une réparation avec un vieux câble cassé d'un Camino, malgré la perte d'une vis cruciale dans les graviers !

La suite enchaîne de fortes montées où les moteurs 50cc souffrent, suivies de longues pistes. Lors du franchissement d'un gué, l'Italjet Ranger rase moquettes et Honda Wallarouge ras des paquerettes boivent la tasse, obligeant le groupe à perdre un temps précieux pour vider les moteurs. En fin de journée, malgré un raccourci via Google Maps, une panne sur la Puch, une panne d'essence sur un Wallaroo et la traversée d'une fête foraine retardent l'équipe. Le restaurant se transformera en plats à emporter, dégustés dans un lieu magique grâce à la fée locale, D. !



Le bilan mécanique et humain de cette aventure 50cc

Le compteur s'arrête : plus de 2 500 km de petites routes et de pistes sauvages séparent désormais le point de départ du point d'arrivée. Dix amis, dix cyclomoteurs anciens et un rêve un peu fou : relier la Belgique à Essaouira.


Un arrière-pays espagnol à couper le souffle

La surprise est totale. Si la France reste une référence, la beauté brute, sauvage et technique de l'arrière-pays espagnol a littéralement bluffé l'équipe. Trouver des routes adaptées aux mobs a parfois été complexe, poussant le groupe vers des pistes tortueuses, mais le spectacle en valait la peine.


Fiabilité mécanique : un bilan positif

Malgré l'âge des machines, les petits cubes ont fait preuve d'une belle résistance. Le bilan fait état d'une seule panne majeure (un vario cassé ayant nécessité une livraison express DHL) et de quelques interventions mineures : câbles de gaz et d'embrayage, roulements de roue, échappement bouché et 4 crevaisons au total.




Cap sur 2027 : Direction le Maroc et Essaouira !

L'aventure Marocabylettes ne s'arrête pas là. Les machines et le matériel sont désormais stockés en sécurité à Canillas de Aceituno. Les yeux sont déjà tournés vers l'avenir : la troisième et dernière étape vers Essaouira aura lieu au mois de juin 2027. Ce morceau de choix se déroulera sur un peu plus de 15 jours et marquera le grand saut de la traversée du Maroc à moped !

 
 
 

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